Les programmes

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Les programmes 2019-03-19T11:45:00+00:00

Dixit Dominus (Psaume 109) de G.F. Händel
Christ lag in Todesbanden BWV 4 de J.S. Bach

Dixit Dominus (Psaume 109) – HWV 232
Georg Friedrich Händel
1707

Cantate Christ lag in Todesbanden – BWV 4
Johann Sebastian Bach
1707

Ce concert rassemble deux œuvres fondamentales de la musique baroque, et deux traditions bien marquées : la musique protestante allemande ; la virtuosité du catholicisme romain.

Elles sont aussi les éclats de jeunesse des deux plus grands compositeurs baroques allemands du début du XVIIIème siècle qui en 1707 livrent deux œuvres essentielles.

Johann Sebastian Bach tout d’abord qui compose une cantate magnifique sur le thème de la victoire de Dieu sur la mort : Christ lag in Todesbanden.
Composée aux alentours de 1707/1708 et destinée au premier jour de la fête de Pâques, cette cantate est une des toutes premières que produit Bach. Allant droit à l’essentiel, il ménage les effets puissants voulus par le texte de Luther.

Exactement à la même époque, une autre grande figure du génie baroque – Georg Friedrich Haendel alors âgé de 22 ans seulement – écrit dans le style italien le très spectaculaire Dixit Dominus. Composée à Rome, cette oeuvre virtuose est passée à la postérité. Contrepoint, jubilation, combats sanglants et piété s’y succèdent avec un métier éblouissant.

En proposant ces deux œuvres, ce programme souligne les marqueurs artistiques essentiels qui les réunissent : un style particulièrement concertant, une ivresse chorale jamais surpassée, une théâtralisation exacerbée du répertoire sacrée annonçant le baroque flamboyant et une écriture vocale d’une incroyable virtuosité.

Samedi 23 mars – 20h30
Dimanche 24 mars – 18h00
Eglise Saint Jean Baptiste, Aix-en-Provence

Hongrie classique et populaire : d’une rive à l’autre
Traversée musicale dans les chœurs hongrois du XX° siècle et la musique traditionnelle de Transylvanie

Réunir deux entités musicales qu’en apparence rien ne semble vouloir rapprocher, suscite la curiosité, non ?

A l’instar du peintre qui, mélangeant deux tons, enrichit sa palette de couleurs, la rencontre entre d’un côté le Trio Ardeal, de l’autre l’Ensemble Vocal « Les Offrandes Musicales », laisse entrevoir comme une promesse à la fois riche et rare sur le plan musical.

En effet, un terrain d’entente est possible…

Et plus particulièrement à travers l’interaction qui existe entre la musique traditionnelle et la musique savante en Europe Centrale, notamment en Hongrie et en Roumanie.

En effet les mélodies populaires de cette région de l’Europe ont été une source d’inspiration pour des compositeurs tels que Belá Bartók, Zoltán Kodály, Lajos Bárdos et György Ligeti. Mais à l’inverse, depuis toujours, la musique populaire a aussi adopté des mélodies et des danses d’origine savante. Cet échange s’exerce donc dans les deux sens à l’image de cette rencontre entre Ardeal et les Offrandes Musicales…

Ce programme nous emmène vers des contrées inconnues où on rencontre toutes sortes de gens… : ici, une famille qui se prépare à un mariage, des vieux qui attendent la mort, un fugitif contraint d’abandonner sa bien-aimée ; là un rêveur solitaire, deux amants qui jouent à « je t’aime, moi non plus »…  Comme tout un chacun, leur vie est semée de petites histoires naïves, faites de poésie, de joies et de peines, de danses et de voyages, de rencontres amoureuses…

Avec le Trio ARDEAL : Christiane Ildevert : contrebasse, voix. Patrice Gabet : violon, violon à pavillon. Philippe Franceschi : bratsch, clarinette.

Trio Ardeal / Les Offrandes Musicales

Saison 2019

Samedi 30 mars 2019
Cité de la Musique, Marseille

Saison 2018

Dimanche 17 juin 2018
Fondation Vasarely, Aix-en-Provence

Dimanche 19 août 2018 
Temple, Lourmarin
Dans le cadre du Festival Durance Lubéron
[Les photos du concert]

Lundi 20 août 2018
Cour des Poissons (Sacré-Coeur – Rue Lacépède)
Dans le cadre de « Musique dans la rue », Aix-en-Provence

Musiques hongroises chez la Famille Patko
Lajos Bárdos, Zoltan Kodály, György Ligeti

György LIGETI (1923-2006)
– Éjszaka – Nuit. (Texte de Weöres Sándor)

Lajos BÁRDOS (1899-1986)
– Patkoeknal – Chez la famille Patko
– Tábortűznél – Au feu de camp
– Szeged felől – Depuis Szeged (ville hongroise)

Zoltán KODÁLY (1882-1967)
– Öregek- Les vieux (poème de Sándor Weöres)
– Köszöntö – Salutation
– Akik mindig elkésnek – Ceux qui sont toujours en retard (Poème de Endre Ady)
– Túrót eszik a cigány – Un gitan mange un fromage blanc
– Esti Dal – Chant du soir
– Norvég leányok – Les filles de Norvège (Poème de Sándor Weöres)

György LIGETI (1923-2006)
– Magos Kösziiklának – Le haut rocher. (Adaptation de chanson populaire hongroise)
– Lakodalmas – Chant de noces. (Adaptation de chanson populaire hongroise)
– Bujdosó – le fugitif. (Poésie populaire hongroise)
– Kállai kettös – Danse double de Kalló. (Adaptation de chansons populaires hongroises)
– Haj, ifjúság ! – Ah, la jeunesse ! (Poésie populaire hongroise)
– Magány – Solitude. (Poème de Sándor Weöres)
– Pápainé – Veuve Pápai (Ballade populaire hongroise)
– Hortobágy – Hortobágy. (Trois adaptations de chansons populaires hongroises)

 

On rencontre toutes sortes de gens chez la famille Patko et il s’y raconte beaucoup d’histoires… : ici, une famille qui se prépare à un mariage, des vieux qui attendent la mort, un fugitif contraint d’abandonner sa bien-aimée ; là un rêveur solitaire, deux amants qui jouent à « je t’aime, moi non plus »… Comme tout un chacun, leur vie est semée de petites histoires faites de poésie, de joies et de peines, de danses et de voyages, de rencontres amoureuses… Qu’ils s’appellent KODÁLY, BÁRDOS, ou LIGETI, ces compositeurs ont tous traité musicalement ces petits faits de la vie quotidienne dont la naïveté n’est qu’apparente. Pour ce, et c’est là leur dénominateur commun, ils se sont très fortement inspirés du répertoire folklorique et populaire de leur pays, chacun l’intégrant ensuite dans un style très personnel. Par exemple, une œuvre comme « Magany » (solitude) de LIGETI, chantée comme tout le reste du programme en hongrois, nous témoigne de l’attachement du compositeur aux traditions musicales de son pays d’origine et de la richesse de son esprit créateur renouvelé dans un langage qui lui appartient. Cette interaction entre musique traditionnelle et musique savante laisse entrevoir que « seule la compréhension d’une profonde continuité de langage entre le passé le plus reculé et le geste de composition original est en mesure d’abolir les frontières arbitraires entre les domaines populaire et savant et par là même, de restituer à la musique sa permanence, au- delà des ruptures violentes et des diktats qui ont émaillé son histoire » (X. de Gaulle « B. Britten ou l’impossible quiétude » p. 508 Ed. Actes Sud).

Saison 2018

Samedi 31 mars à 17h00
Salle Paray
Conservatoire d’Aix-en-Provence

Dimanche 17 juin à 16h00
Fondation Vasarely
Aix-en-Provence

Dimanche 19 août à 18h00
Temple, Lourmarin
Dans le cadre du « Festival Durance Lubéron »

Lundi 20 août à 19h30
Cour des Poissons, Aix-en-Provence
Dans le cadre de « Musique dans la Rue »

Saison 2017

Samedi 18 novembre 2017 à 20h30
Chapelle des Oblats
Aix-en-Provence

Dimanche 19 Novembre 2017 à 17h30
Auditorium
Cabriès

Magnificat BWV 243 – Cantate BWV 146

Magnificat BWV 243

Le Magnificat, d’après le premier mot du texte latin, (magnificat anima mea Dominum) est le chant de louange entonné par Marie, en visite chez sa cousine Elisabeth, après que celle-ci lui ait adressé le fameux : « je te salue, toi qui es l’objet d’une grande grâce, le Seigneur  est  avec  toi. »  Ce  texte  se  trouve  dans  le premier chapitre de l’Evangile de Luc, et il est repris tel quel par Bach. Marie loue Dieu de ce qu’il l’a choisie, elle, fille de peu, son humble servante, pour être l’instrument de la réalisation de son projet de salut pour les hommes. Elle rappelle aussi que Dieu accomplit ainsi sa promesse à Abraham, car il n’a pas oublié la miséricorde dont il avait fait preuve envers son peuple.

Cantate BWV 146 « Wir müssen durch viel Trübsal »

Samedi 23 décembre 2017 à 20h30
Auditorium du Conservatoire
Aix-en-Provence

En collaboration avec le Département de Musique Ancienne du Conservatoire Darius Milhaud

Musiques Sacrées de la Renaissance Espagnole

Francesco GUERRERO (1528-1599)
– Aurea Luce
– Lauda Mater Ecclesia
– Alma Redemptoris Mater
– Ave Maria

Tomas Luis de VICTORIA (ca.1548-1611)
– O Magnum Mysterium
– Messe « O Magnum Mysterium »

Cristobal de MORALES (ca. 1500 – 1553)
Messe sur le thème « Mille Regretz » à 6 voix

L’Ensemble Vocal « Les Offrandes Musicales » (dir. Jérôme COTTENCEAU) sort à nouveau des sentiers battus en proposant aux auditeurs de découvrir trois compositeurs emblématiques de l’Âge d’Or de la musique sacrée espagnole (XVI ème siècle) Cristobal de MORALES (ca. 1500 – 1553), Francisco GUERRERO (1528 – 1599), Tomás Luis de VICTORIA (ca. 1548 – 1611)

Toute personne qui prend le temps de se pencher sur le répertoire musical espagnol de cette période, se trouve en face d’un monde nouveau, devant une musique dont l’intime profondeur de l’âme espagnole touche l’esprit et ce, dès la première écoute, que l’on soit connaisseur ou simple amateur.

Il est vrai que des maîtres tels que MORALES, GUERRERO, VICTORIA ne sont pas inconnus dans le milieu de la musique sacrée de l’époque, mais ils se distinguent par des traits bien spécifiques, et leur œuvre provoque une émotion égale, voire supérieure à celle que produisait la polyphonie a cappella des musiciens d’autres écoles européennes contemporaines.

Samedi 13 mai 2017
Chapelle des Oblats
Aix-en-Provence

Dimanche 14 mai 2017 
Eglise Saint-André
Meyrargues

Solistes (Cantus : Benoît DUMON – Altus : François ISSEREL SAVARY – Ténor : Jérôme COTTENCEAU – Bassus : Huber DENY) & Chœur de l’Ensemble Vocal « Les Offrandes Musicales ». Direction Jérôme COTTENCEAU

Chœur de l’Ensemble Vocal « Les Offrandes Musicales » 
Cantus I : Bénédicte DIDIER GUELORGET, Isabelle DROUIN
Cantus II : Diane BOUCHIER, Laure FLORENTIN
Altus I : Benoît DUMON*
Altus II : François ISSEREL SAVARY*
Ténor : Christophe de DEYNE, David MAGDINIER
Bassus : Laurent BONNET, Hubert DENY*, Wouter RITSMA

Messe de minuit / Marc-Antoine Charpentier

Ce concert marque la première collaboration entre les ensembles Les Temps Présents, Les Offrandes Musicales (direction Jérôme Cottenceau) et des étudiants du Département de Musique ancienne. Vous y entendrez la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier en alternance avec les noëls traditionnels qui sont la base de cette oeuvre, dans des arrangements inédits. Pendant que les parents assisteront au concert, les enfants, guidés par Sophie Dahan, apprendront un chant de Noël et nous rejoindront sur scène pour le chanter avec l’orchestre et le choeur.

Messe de minuit de Charpentier
& arrangements de Noël traditionnels

Ensemble Les Temps Présents, Les Offrandes Musicales (direction Jérôme Cottenceau), étudiants du Département de musique ancienne

Dimanche 18 décembre
Auditorium Campra, Conservatoire Darius-Milhaud
Aix-en-Provence

Motets & Musique pour les funérailles de la Reine Mary / Henry Purcell

Motets
– I was glad when they said unto me. Z 19. (Psalm 122, vv. 1, 4-7)
– Remember not, Lord, our offences. Z 50 (Book of Common Prayer)
– Jehova, quam multi sunt hostes mei Z 135 (Psalm 3)
– Beati omnes qui timent dominum Z 131 (Psalm 127 vv. 1-4)

Suite pour cuivres extraite de “The Fairy Queen” et du “King Arthur” de Henry Purcell

Evening Service (The Book of Common Prayer, 1662)
– Magnificat
– Nunc Dimittis

Musique pour les funérailles de la reine Mary (1695)

Au cœur d’un programme dédié à la musique sacrée de Henry PURCELL (1659-1695) : «Les Funérailles de la Reine Mary», oeuvre emblématique du plus illustre des compositeurs de la musique baroque anglaise.

Lorsque la Reine Mary II meurt en décembre 1694, PURCELL écrit alors pour ses funérailles une musique pleine de noblesse et d’émotion; elle exprime le désarroi de l’homme devant la mort et garde le même dépouillement désolé que dans certains de ses motets pénitentiels…

En cette occasion Les Offrandes Musicales seront composées d’une vingtaine de chanteurs accompagnés d’un ensemble instrumental.

Les Sacqueboutes et Cornet de Nîmes
Catherine ESCURE (cornet), Christophe CASTEL, Pierre LEFORT, Gilbert MANSIO (Sacqueboutes)
Florence Marie BETHUNE (Violoncelle), Isabelle CHEVALIER (Orgue positif), Nicolas FLEURY (Contrebasse)

Samedi 15 octobre 2016
Chapelle des Oblats
Aix-en-Provence

Dimanche 16 décembre 2016
Église Saint André
Meyrargues

Deux Requiem / Gabriel Fauré, Maurice Duruflé

Requiem Op.9 de Maurice DURUFLE (1902-1986)
dans sa version pour orgue et violoncelle (1947)

Choisir, voire préférer la version pour choeur de chambre, violoncelle et orgue symphonique, c’est opter sans nul doute pour le maintien d’une grande transparence nécessaire à l’exécution de cette œuvre. Se dessine alors avec netteté et clarté l’ondoiement des mélodies grégoriennes qui, bien qu’enchâssées dans un écrin harmonique parfois complexe et savant, se déploient de manière personnelle et indépendante, gardant ainsi leur plénitude expressive. L’orgue quant à lui, à la registration très travaillée, précise,  colorée, variée est aussi nuancée qu’un vitrail de Pierre Soulages à la tombée du jour. A travers un genre musical a priori obscur, il s’agit d’une prière chantée pour les âmes défuntes. M. Duruflé à l’égal d’un Fauré laisse entrevoir dans son Requiem dépouillé de toute gravité, une promesse d’aurore….

Requiem en ré mineur, opus 48 de Gabriel Fauré
Version (1900)

La messe de requiem en ré mineur, opus 48 de Gabriel Fauré (1845-1924), a été créée le 16 janvier 1888 à l’église de la Madeleine à Paris. Gabriel Fauré occupa des fonctions de musicien d’église durant quarante ans (1865- 1905) et il comptait bien apporter de sa sensibilité et de sa nouveauté dans les œuvres musicales religieuses «C’est ainsi que je sens la mort : comme une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d’au-delà, plutôt que comme un passage douloureux» (Gabriel Fauré à L. Aguettant, 1902).

Samedi 25 juin 2016
Dimanche 26 juin 2016
Conservatoire Darius Milhaud
Aix-en-Provence

Samedi 23 avril 2016
Dimanche 24 avril 2016
Conservatoire Darius Milhaud
Aix-en-Provence

Cantates et Motets – Johann Michael et Johann Sebastian Bach

Johann Michael Bach

Motet
« Unser Leben währet siebenzig Jahr»

Johann Sebastian Bach

Cantates
BWV 151 « SüsserTrost, mein Jesus kommt »
BWV 182 « Himmelskönig, sei willkommen ! »

Motet
BWV 230
«Lobet den Herrn, alle Heiden»

Concert en partenariat avec l’Académie Bach d’Aix-en-Provence

 BWV 151 : Süsser Trost, mein Jesus kommt: Douce consolation, mon Jésus vient.

Cette cantate fait partie de la suite de cantates composées par Bach fin 1725, début 1726 à Leipzig, période bousculée où il écrivit sept cantates en quatorze jours. Elle fait le lien entre Nativité et Passion, où joie et réconfort sont liés à la naissance, à la mort et à la résurrection du Christ, comme le sont majeur et mineur, adagio et vivace, unis par l’art du cantor.

Cantate BWV 182 : Himmelskönig, sei willkommen ! Sois le bienvenu, Dieu du ciel !

La cantate BWV 182 est l’œuvre avec laquelle Bach inaugura son nouveau poste de ‘maître de concerts’ qui venait de lui être octroyé par le duc de Saxe-Weimar. Elle est destinée au dimanche des Rameaux. Bach réinterprétera ce premier chef-d’œuvre de Weimar à plusieurs reprises à Leipzig à partir de 1724. Elle se fonde sur l’évangile du jour des Rameaux, l’entrée triomphale de jésus à Jérusalem. Une sinfonia, des récitatifs et des airs se succèdent, dont un lamento tout à fait dans le climat d’une Passion, à quelques jours du Vendredi saint.

Dimanche 13 avril 2004
Eglise Saint-Jean-Baptiste
Aix-en-Provence

Avec

Anaïs Ramage et Philippe Suzanne, flûte
Delphine-Anne Rousseau, violon
Frédéric Martin, Lucie Uzzeni, violon et alto
François de Rudder, basson
Valérie Dulac, violoncelle
Isabelle Chevalier, orgue
Gaëlle Vitureau, soprano
Guilhem Terrail, alto
Antoine Jomin, ténor
Ulrich Studer, basse

Cantates BWV 72, 115, 158 – JS Bach

Cantates

  • BWV 115 « Mache dich mein Geist, bereit»
  • BWV 158 «Der Friede sei mit dir»
  • BWV 72 «Alles nur nach Gottes Willen»

Concert en partenariat avec l’Académie Bach d’Aix-en-Provence

Mache dich mein Geist, bereit, BWV 115, Tiens-toi prêt, mon esprit

Cette cantate, destinée au 22ème dimanche après la Trinité (23ème après la Pentecôte), a été composée lors de la seconde année de Bach à Leipzig et exécutée pour la première fois le 5 novembre 1724. Les textes du chœur d’entrée et du choral final sont du poète Johann Burchard Freystein, le reste du livret est d’un auteur inconnu. Le thème général développé dans cette cantate est l’exhortation faite au chrétien de veiller et de prier pour se préparer au jour du jugement qui viendra, sans qu’il ne sache ni le jour ni l’heure. Diese Kantate, für den 22. Sonntag nach Trinitatis bestimmt, wurde in Leipzig am 5. November 1724 zum ersten Mal aufgeführt. Sie gehört zum zweiten Leipziger Kantatenjahrgang Bachs. Der Text der Kantate ist einem Lied des Dichters Johann Burchard Freysteins aus dem Jahr 1695 entnommen, das zu den wenigen Liedern pietistischen Einflusses gehört, die Bach für seine Kirchenkantaten in Anspruch nahm. Der Titel der Kantate gibt den Grundton an: der Mensch muss sich auf das nahe Ende und das Jüngste Gericht vorbereiten. Die verschiedenen Sätze der Kantate sind eine Entwicklung dieses Themas.

Der Friede sei mit dir, BWV 158, La paix soit avec toi

Nous connaissons cette cantate d’après des copies faites plusieurs décennies après la mort de Bach et sa genèse n’est pas claire. Elle semble avoir été destinée à la période pascale. Le contenu de la première partie s’appuie essentiellement sur la salutation de Jésus ressuscité apparaissant aux apôtres dans le récit de Luc (24,36) : « La paix soit avec vous. » Les parties 2 et 3 peuvent être mises en relation avec le désir du vieillard Syméon de s’en aller en paix après avoir reçu Jésus porté par ses parents dans le temple (Luc, 2, 29) : « maintenant, Seigneur, laisse ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole, car mes yeux ont vu ton salut. » Le choral final reprend l’image de l’agneau pascal immolé pour ses brebis.

BWV 72 : Que tout advienne selon la seule volonté de Dieu

La première audition de cette cantate a eu lieu le 27 janvier 1726 à Leipzig, au cours de la troisième année d’activité de Bach comme cantor. Son texte repose sur l’épisode de la guérison du lépreux et du serviteur du centurion dans l’Evangile selon Matthieu (8, 1-13). Le lépreux, s’adressant à Jésus lui dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre net. » Et Jésus, en réponse, avançant la main, le touche, en disant : « Je le veux, sois net. » Aussitôt le lépreux fut guéri de sa lèpre. Ces paroles constituent le leitmotiv du texte de la cantate. Le chrétien s’en remet à la seule volonté de Dieu, dans une confiance absolue, et la main secourable de Dieu se pose sur lui pour le guérir de tous ses maux physiques et spirituels.

Samedi 25 janvier 2014
Eglise du Saint-Esprit
Aix-en-Provence

Concert au profit de la CIMADE
Soirée organisée par les jeunes du KT de l’EPUF

Dimanche 26 janvier 2014
Temple Grignan et Abbaye Saint-Victor
Marseille

Avec

Gaëlle Vitureau, soprano
Pascal Bertin, alto
Jérôme Cottenceau, ténor
Ulrich Studer, basse

Philippe Suzanne, traverso
Joseba Berrocal et Charlotte Boucher, hautbois
Frédéric Martin et Marie-Hélène Tournebise, violon
Delphine-Anne Rousseau, alto
Sylvie Moquet, viole
Jean-Paul Talvard, violone
François de Rudder, basson
Isabelle Chevalier, orgue

Magnificat – Cantate BWV 62 « Nun komm, der Heiden Heiland » – JS Bach

Cantate BWV 62 : « Nun komm, der Heiden Heiland »

Magnificat en Ré Majeur BWV 243

Concert en partenariat avec l’Académie Bach d’Aix-en-Provence

Cantate BWV 62 : „Nun komm, der Heiden Heiland!“

Cette cantate, destinée au premier dimanche de l’Avent, a été interprétée pour la première fois en l’église Saint-Thomas de Leipzig  le  3  décembre  1724.  Le  premier  choral  reprend  un choral de Luther. L’auteur du reste du livret est inconnu, mais il reste fidèle à l’esprit d’attente impatiente des croyants exprimée par la première phrase de la cantate : « viens vite, Sauveur des païens », c’est-à-dire de toute l’humanité.

Magnificat

Le Magnificat, d’après le premier mot du texte latin, (magnificat anima mea Dominum) est le chant de louange entonné par Marie, en visite chez sa cousine Elisabeth, après que celle-ci lui ait adressé le fameux : « je te salue, toi qui es l’objet d’une grande grâce, le Seigneur  est  avec  toi. »  Ce  texte  se  trouve  dans  le premier chapitre de l’Evangile de Luc, et il est repris tel quel par Bach. Marie loue Dieu de ce qu’il l’a choisie, elle, fille de peu, son humble servante, pour être l’instrument de la réalisation de son projet de salut pour les hommes. Elle rappelle aussi que Dieu accomplit ainsi sa promesse à Abraham, car il n’a pas oublié la miséricorde dont il avait fait preuve envers son peuple.

Vendredi 20 décembre 2013
Eglise Saint-André
Bouc-Bel-Air

Samedi 21 décembre 2013
Eglise Saint-Nicolas
Pertuis

Dimanche 22 décembre 2013
Cathédrale Saint-Sauveur
Aix-en-Provence

Maja Peter, Philippe Suzanne – traverso
Maria Raffaele, Johannes Knoll – hautbois
Mojca Gal, Félix Verry – violon
Céline Lamarre – alto
Nikolaus M Broda – basson
Gulrim Choi – violoncelle
Clara Gervais – violone
Jean-Daniel Souchon, Tomohiro Sugimura, Jean-Philippe Souchon – trompettes
Alain Genre – timbales

Œuvres romantiques sacrées de Mendelssohn et Brahms

F. MENDELSSOHN (1809-1847)

  • Motets :
    • « Verleih uns Frieden gnädiglich »
    • Hymne : « Hör’ mein Bitten »
    • « Herr, nun lässest du deinen diener in Frieden fahren » Op.69 Nr 1
    • ZumAbendsegen : « Herr, Herr, sei gnädig unserm Flehn »
    • « Jauchzet dem herrn, alle Welt » Op.69 Nr2
    • Trauergesang Op. 116 : «Sahst du ihn hernieder schweben»

J.BRAHMS (1833-1897)

  • Marienlieder Op .22
    • Nr. 1 – Der Englische Gruss
    • Nr. 3 – Marias Wallfahrt
    • Nr. 5 Ruf zur Maria
    • Nr. 6 – Magdalena
  • Motet « Ach arme Welt » Op. 110 Nr. 2
  • Geistliches Lied Op. 30
  • Kyrie de la Missa Canonica

Durant plus d’un an et demi l’Ensemble Vocal et Instrumental « Les Offrandes Musicales » a eu le bonheur d’aborder de façon intensive la musique de Jean Sébastien Bach (Cantates BWV 7, 14, 61, 106, 131, 248.1, motets BWV 118b, 227 & 230) et ce, en collaboration avec l’Académie Bach d’Aix en Provence.

Dans le cadre de ce nouveau programme il nous a semblé naturel et logique de poursuivre cette quête musicale et spirituelle en nous tournant vers F. Mendelssohn (1809-1847) et J. Brahms (1833-1897), compositeurs allemands dont la musique sacrée rend un vibrant hommage à l’héritage imposant laissé par le Cantor de Leipzig.

En effet, avec ces deux musiciens romantiques, la filiation est toute trouvée, chacun se référant du point vue de l’écriture aux grands maîtres anciens: Bach pour Mendelssohn et Schütz pour Brahms (Bach aussi mais de façon moins prononcée).

Par conséquent, pour l’interprétation des œuvres figurant dans ce programme, nous sommes partis du principe que le système rhétorique – qui avait mis deux siècles à naître et qui connut son apogée vers 1730/1750 – peut être en synergie avec un certain élan spécifiquement romantique…

Samedi 9 novembre 2013
Eglise
Bouc Bel Air

Dimanche 10 novembre 2013
Eglise Saint-Jean de Malte
Aix-en-Provence

Cantates BWV 84 et 7 – Motet « Jesu, meine Freude » – JS Bach

Sinfonia de la cantate BWV 42 « Am Abend aber desselbigen Sabbats »

Motet BWV 227 « Jesu, meine Freude »

Cantates

BWV 84 « Ich bin vergnügt mit meinem Glücke »
BWV 7 « Christ unser Herr zum Jordan kam »

Concert en partenariat avec l’Académie Bach d’Aix-en-Provence

L’Académie Bach d’Aix en Provence termine sa deuxième saison par un « concert de la Saint Jean » avec l’éblouissante cantate BWV 7 « Christ unser Herr zum Jordan kam » (Christ notre seigneur vint au Jourdain). Composée le 24 juin 1724 (solstice d’été) pour la Saint Jean, à Leipzig, elle met en scène le baptême de Jésus par son cousin Jean Baptiste dans les eaux du Jourdain dont les flots ondoyants sont figurés par les bariolages et les traits rapides de deux violons concertants à l’unisson.

Gaëlle Vitureau chantera la cantate « Ich bin vergnügt mit meinem Glücke » (Je suis comblé de joie) BWV 84 : une seule voix dans cette cantate et un effectif instrumental modeste, mais un résultat subtil et beau, avec une succession de mouvements d’une grande diversité.

Et le grandiose motet « Jesu, meine Freude » (Jésus, ma joie) complétera le programme, chanté par l’ensemble vocal « Les Offrandes Musicales », sous la direction de Jean-François Héron à Aix et celle de son chef Jérôme Cottenceau à Manosque.

Samedi 22 juin 2013
Eglise Saint-Jean-de-Malte
Aix-en-Provence

Dimanche 23 juin 2013
Eglise Notre-Dame-de-Romigier
Manosque
avec l’association des Amis de Notre Dame de Romigier

Cantates BWV 131 – JS Bach / Concerts spirituels de H. Schütz

Heinrich SCHÜTZ (1585-1672)

« Die mitTränensäen » SWV 378
« So fahr ich hin zu Jesu Christ » SWV 379

Jean Sébastien BACH (1685-1750)

Cantate BWV 131 – « Aus der Tiefen rufe ich, Herr, zu dir »

Concert en partenariat avec l’Académie Bach d’Aix-en-Provence

Motets de Schütz

«Die mit Tränen säen» et «So fahr ich hin» écrits pour cinq voix (S.S.A T.B) font partie d’un recueil monumental de motets allemands publié par H. Schütz (1585-1672) en 1648 sous le titre de Musique sacrée pour chœur «Geistliche Chormusik». Schütz a alors 53 ans et occupe le poste de Maître de Chapelle à Dresde.

A l’instar de J.S Bach, un siècle plus tard, la musique de Schütz est guidée par le souci de transmettre avec une fidélité sans faille le texte religieux. Le mot (motet) se transforme alors en un geste oratoire sonore comme le montre par exemple le verbe «saën» (semer) dans «Die mit Tränen säen» : les voix de soprano 1 et 2 développent une courbe mélodique descendante peignant ainsi – figuralisme oblige – le geste du semeur.

Dans cette même pièce vocale le mot «weinen» (pleurer) s’étire sur des valeurs rythmiques longues qui accentuent l’impression de douleur plaintive et languissante. Sur le plan harmonique, les voix s’échelonnent ici en une série de sonorités âpres, de dissonances amères …

Le langage musical de Schütz est un miracle dans le sens où il réussit à faire fusionner en parfaite symbiose «le signifié» et la technique d’écriture, le fond et la forme et ce, pour servir au mieux le message biblique.

BWV 131 Aus der Tiefe ruf ich, Herr, zu dir

Cette cantate pourrait être la toute première de la plume de Bach, en 1707 (il a 22 ans) et a pu être destinée à un office suivant l’incendie qui avait détruit une partie de la ville de Mühlhausen peu avant que Bach ne s’y établisse.

Le texte a été composé à partir du Psaume 130 (De Profundis), souvent illustré par les musiciens allemands profondément meurtris par la guerre de Trente Ans, tels Schütz. Bach s’inscrit ici dans la vieille tradition germanique, juxtaposant des éléments différents et préservant la symétrie de la construction. L’instrumentarium est lui aussi peu courant avec une seule partie de violon pour deux parties d’alto.

Le psaume est une intense prière adressée à Dieu par l’homme dans la détresse, accablé par le poids de ses fautes. La méditation du fidèle est renforcée par l’interposition de deux strophes d’un vieux cantique de Ringwaldt.

Dimanche 24 février 2013
Temple Grignan
Marseille

Dimanche 24 février 2013
Eglise Saint-Jean-de-Malte
Aix-en-Provence

Cantates pour le temps de Noël : BWV 248-1 (Oratorio de Noël), BWV 61 – JS Bach

Sinfonia de la cantate BWV 249 (Oratorio de Pâques)
Cantates BWV 61 « Nun komm, der Heiden Heiland »
BWV 248-1 « Jauchzet, frohlocket! auf, preiset die Tage » (Oratorio de Noël)

Concert en partenariat avec l’Académie Bach d’Aix-en-Provence

Solennel concert de Noël cette année pour couronner le cycle de cantates mensuelles de la jeune Académie Bach d’Aix qui attire chaque mois un public de plus en plus nombreux et conquis. Il faut dire que les instrumentistes (sur instruments « d’époque ») et les chanteurs sont des professionnels aguerris de la musique baroque : certains étaient encore naguère étudiants de haut niveau au Département de Musique Ancienne du Conservatoire Darius Milhaud d’Aix en Provence, d’autres ont déjà une carrière internationale parfois longue. Les nationalités s’y croisent, réunies par leur passion de la musique du XVIII° siècle.

Après la cantate BWV 61 « Nun komm, der Heiden Heiland » (Viens maintenant, Sauveur des païens), écrite pour la période de l’Avent, la splendide Sinfonia BWV 249 (extraite de l’Oratorio de Pâques) introduira la 1ère cantate de l’oratorio de Noël BWV 248 « Jauchzet, frohlocket, auf preiset die Tage » (Exultez, réjouissez vous, célébrez les jours…). Pour donner tout son éclat au premier jour de Noël, Bach impose un orchestre somptueux avec trois trompettes et timbales, flûtes, hautbois et cordes…

Grâce à l’implication du Festival Durance Luberon et des Amis de l’orgue de La Tour d’Aigues, plusieurs rendez-vous ont été organisés :

Samedi 22 décembre 2012
Eglise
La Tour d’Aigues

Dimanche 23 décembre 2012
Temple Réformé
Aix-en-Provence

Dimanche 23 décembre 2012
Eglise Saint-Jean-de-Malte
Aix-en-Provence

Bénédicte PEREIRA, soprano – Pascal BERTIN, alto
Marc DUVERNOIS, ténor – Ulrich STUDER, basse

Bénédicte TROTEREAU, Elina JEUDI, Marion SANNIER, Roberto CRISAFULLI, Marie Hélène TOURNEBISE et Catherine DEZAFIT, violons
Marta POLCARO et Nicolas GALASSO, altos
Florence MARIE BETHUNE, violoncelle Eric GRELETTY, violone
Sylvie SACOUN et Philippe SUZANNE, traverso
Blandine BACQUÉ et Sabine WEILL, hautbois baroques
Marc DUVERNOIS, basson baroque
Amélie PIALOUX, Guy ESTIMBRE et Damien BARDONNET, trompettes baroques
Renaud TAUPINARD, timbales baroques
Natalia CHERACHOVA, orgue positif

Cantate Actus Tragicus BWV 106 – Motet BWV 118b – JS Bach

6° Concerto brandebourgeois, BWV 1051, 1er mouvement
Motet funèbre «O Jesu Christ, meins Lebens Licht» BWV 118 b
Cantate BWV 106 dite « Actus Tragicus« , « Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit »

Concert en partenariat avec l’Académie Bach d’Aix-en-Provence
au profit de la CIMADE

6° Concerto brandebourgeois, BWV 1051, 1er mouvement

Entre 32 et 38 ans, Johann Sebastian Bach, dont la réputation de compositeur et de virtuose est déjà bien établie, dirige un des meilleurs orchestres d’Allemagne, celui du Prince Léopold d’Anhalt-Coethen. Jouissant de l’estime et de l’amitié de son patron, Bach peut se consacrer à la composition de musique instrumentale sous toutes ses formes. Les comptes de la principauté nous révèlent qu’au moins une cinquantaine de volumes de ses œuvres y furent alors reliées mais de cette immense production, bien peu nous est parvenu. La composition des six concertos brandebourgeois date des premières années à Coethen, période heureuse et féconde dans la vie du musicien. Tous très différents tant par leur style que leur effectif, ces « Concerts avec plusieurs instruments » – tel est leur véritable titre et en français qui plus est – ont la particularité d’avoir été choisis par leur compositeur parmi des dizaines d’autres, regroupés en une anthologie de « l’art du concerto » et destinés à l’un des plus puissants princes allemands de ce temps, Christian Ludwig, prince- électeur et margrave de Brandebourg, d’où l’épithète de « brandebourgeois » qu’a retenu la postérité.
Les raisons de cet envoi daté de mars 1721 restent obscures. La dédicace de l’ouvrage semble indiquer que Bach a joué en privé devant le prince à l’admiration de ce dernier. Bach est veuf depuis l’été ; le prince Leopold s’est quant à lui remarié et la nouvelle princesse n’aimant pas la musique, les rapports entre le prince et son compositeur se sont distendus.
Bach sollicite-t-il du margrave un nouveau poste de capellmeister ? Pourtant l’orchestre de Brandebourg est extrêmement réduit et incapable de jouer les six concerts. On retrouvera d’ailleurs en 1849 le manuscrit intact et semble-t-il jamais joué parmi les archives de Brandebourg.

Le sixième concert est celui dont le style est le plus archaïsant du recueil par son contrepoint très dense et son évocation d’un consort de violes de gambe, instrument déjà considéré comme ancien bien qu’encore en usage. L’instrumentation du concert évoque une sorte de passation de pouvoir entre le plus virtuose et le plus noble des instruments à archet du XVIIème siècle et les modernes violons altos et basse, jusqu’alors cantonnés à un rôle d’accompagnement mais dont Bach veut désormais faire la démonstration des possibilités expressives et techniques.
Le compositeur aimait particulièrement jouer du violon alto et le prince Leopold jouait de la viole de gambe en amateur. Il est ainsi permis de croire que la motivation première de ce sixième concerto brandebourgeois ait été de permettre au prince et au musicien de concerter ensemble.
Et de même que certains des mouvements du recueil des concertos brandebourgeois ont été arrangés, transcrits et réutilisés dans d’autres circonstances et avec une instrumentation différente par Bach lui-même, il est tout aussi licite et conforme à la pratique historique d’en proposer aujourd’hui même une version avec deux flûtes à bec en lieu et place des violons altos originaux.

Mottet 118b, O Jesu Christ, meins Lebenslicht

L’orchestration originale pour 2 « Litui » (cors aigus), cornet et trombones suggère une exécution en plein air, probablement pour l’enterrement du Comte Friedrich von Flemming, le 11 octobre 1740. Par la suite, en vue d’une exécution à l’intérieur, les cordes (avec hautbois ad libitum) se substituèrent aux cornets et trombones. L’instrumentation utilisée aujourd’hui renforce le caractère de déploration de ce motet choral. Le thème du choral est confié en valeurs longues au soprano. Une introduction et une conclusion instrumentales déploient en contrepoint un matériau utilisé également pour les trois brefs interludes séparant les vers du choral. Les trois autre voix du chœur se plient également à cette polyphonie.

Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit (Actus tragicus) BWV 106

Connu sous le titre de « Actus tragicus » (Cantate funèbre) « Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit » BWV 106, il s’agit de l’une des toutes premières pièces vocales du cantor, remontant probablement à la période de Mühlhausen (1707-1708). Pour être apocryphe, l’appellation a fait la popularité de cette œuvre. Pourtant ce titre, probablement créé lors de la première copie de 1767/68 à Leipzig, nous conduit déjà vers le 19ième siècle et son „pathétisme“ bien éloignés du texte d’origine et de l’humilité du créateur.

Parce qu’elle ne comporte ni récitatif ni aria et parce qu’elle ne concède rien au piétisme, cette cantate occupe une place un peu à part dans les cantates de Bach. Par sa forme, cette pièce se rattache à la grande tradition vocale luthérienne qui relie Schütz à Buxtehude, tradition très attentive à rendre la Parole expressive. Le BWV 106 est conçu comme une succession relativement compacte de chœurs et de soli proches des petits concerts spirituels et des symphonies sacrées chers à la liturgie réformée allemande.

Samedi 24 novembre 2012
Temple Réformé
Aix-en-Provence

Dimanche 25 novembre 2012
Eglise Saint-Jean de Malte – Heure spirituelle
Aix-en-Provence

Cantates de JS Bach – BWV 14, 54, 159 – Motet BWV 230

Sinfonia de la cantate BWV 42 « Am Abend aber desselbigen Sabbats »

Cantates

BWV 159 « Sehet, wir gehn hinauf gen Jerusalem »,
BWV 54 « Widerstehe doch der Sünde »,
BWV 14 «War Gott nicht mit uns diese Zeit »

Motet

BWV 230 «Lobet den Herrn, alle Heiden»

Concert en partenariat avec l’Académie Bach d’Aix-en-Provence

Sinfonia de la cantate BWV 42

Cantate composée à Leipzig en 1725, la Sinfonia introductive a peut-être été composée plus tôt, pour hautbois I-II, basson, violons I-II, alto / continuo Cantate « Sehet, wir gehen hinauf gen Jerusalem“ BWV 159 La cantate, composée à Leipzig en 1729, est écrite pour hautbois, deux violons, alto et basse continue, y compris basson avec trois solistes (alto, ténor, basse) et un chœur à quatre voix, uniquement pour le choral.

Motet « Lobet den Herrn alle Heiden » BWV 230

Composé à Leipzig avant 1735 pour chœur simple à 4 voix, sur un texte du Psaume 117 « Louez l’Éternel, vous toutes les nations ».

Cantate « Widerstehe doch der Sünde » BWV 54

Oeuvre de jeunesse (composée à Weimar en 1714), cette cantate est écrite pour un soliste Alto. Elle développe le thème de la lutte entre la tentation et la résistance au péché.

Cantate « Wär Gott nicht mit uns diese Zeit » BWV 14

Composée à Leipzig en 1735, à partir d’un cantique de Martin Luther, paraphrase du psaume 124

Dimanche 8 juillet 2012
Eglise Saint-Jean-de-Malte
Aix-en-Provence

Dimanche 10 novembre 2013
Eglise Saint-Jean de Malte
Aix-en-Provence

Gaëlle Vitureau, soprano
Pascal Bertin, haute-contre
David Magdinier, ténor
Ulrich Studer, basse
Natalia Cherachova, orgue
L’Académie Bach d’Aix (instruments anciens)
Les Offrandes Musicales, direction Jérôme Cottenceau

Les Offrandes Musicales font la Manche

1ère partie

  • Masterpieces (Paul Drayton) : sorte d’inventaire humoristique qui parcourt quatre cents ans de
    musique occidentale, cette pièce décline les principaux styles musicaux sur le nom des
    compositeurs qui les représentent ; une fugue sur le nom de J.S Bach, une harmonie
    impressionniste à la manière de C. Debussy, une belle ligne de chant Mozartienne, une valse
    viennoise… en passant par Cage, Gershwin et bien d’autres.
  • Comme un p’tit coqu’licot (Raymond Asso / Claude Valéry)
  • Syracuse (Bernard Dimey / Henri Salvador)
  • Fantaisie bleue (Claude Lemesle / Michel Fugain)
  • Armstrong (Claude Nougaro)
  • Le soleil et la lune (Charles Trenet)
  • Couleur café (Serge Gainbourg)
  • Douce France (Léo Chauliac / Charles Trenet)

2ème partie

  • Down to the river to pray (traditional gospel song)
  • The gift to be simple (traditional shaker tune arranged by Bob Chilcott)
  • Chanson d’Amour (Wayne Shanklin)
  • Michelle (John Lennon &Paul Mc Cartney)
  • Ob-la-di, Ob-la-da (John Lennon & Paul Mc Cartney)
  • Penny Lane (John Lennon & Paul Mc Cartney)
  • I’m a train (Albert Hammond & Mike Hazelwood)
Réunion entre ami(e)s, autour d’un programme musical qui se veut léger, décontracté, plein de fraîcheur et de gaîté. Pour s’y rendre il suffit de marcher sous les tilleuls odorants de la promenade. On y croise Henri Salvador, Michel Fugain, Charles Trenet, Serge Gainsbourg et Claude Nougaro. Puis on emprunte un pont qui enjambe…qui enjambe quoi au fait ? La Seine, la Tamise ? N’est-ce pas John Lennon et Paul Mc Cartney en train de chanter « Penny Lane », puis « Ob-la-di, Ob-la-da » ? Venez, allons jeter un coup d’œil…

Samedi 23 juin 2012
Église des Oblats
Aix-en-Provence

Dimanche 24 juin 2012
Église Saint André
Meyrargues

Avec

Gaëlle Vitureau, soprano
Marie-Elsa Picciocchi, Soprano
Madeleine Webb, Alto
Christophe Franco-Rogelio, Baryton
Mickaël Le Strat, Basse
Les Offrandes Musicales, direction Jérôme Cottenceau

Cantates de Telemann

Trauer-Kantate : « Du aber, Daniel, gehe hin »
Trauer-Actus : « Ach, wie nichtig, ach, wie flüchtig »
Cantate TWV 1:1284 « Sei getreu bis in den Tod »
Cantates de Georg Philipp Telemann

Dans ce programme sont réunies trois cantates de Geog Philipp Telemann (1681-1767) : « Sei getreu bis in den Tod »TWV 1:1284, « Ach, wie nichtig, ach, wie flüchtig » TVWV 1:38 (Trauer Actus) et « Du aber, Daniel, gehe hin » TWV 04:17

La Cantate « Sei getreu bis in den Tod »TWV 1 : 1284 (Reste, jusqu’à la mort, fidèle), est particulièrement intéressante. Le chœur en deux parties surprend d’emblée par ses longs passages solistes et interludes instrumentaux, qui débouchent pour conclure sur un fugato bref et serré. Il encadre quatre arias, composées sur des mesures différentes dont la gracieuse mélodie associée à un riche accompagnement instrumental rappelle  l’opéra contemporain. L’abandon de la forme strophique dans les arias et le recours au da capo témoignent déjà de la progressive usure d‘un genre en faveur depuis les années 1660 (Peter Wolny – Traduction Brigitte Hébert)

« Ach, wie nichtig, ach, wie flüchtig » TVWV1 :38 (Trauer Actus), Chant funèbre sur la brièveté et l’inanité de la vie humaine demeure une œuvre unique et fait partie de la production la plus précoce de Telemann. Elle correspond assez bien à un type de cantate en vogue autour des années 1700 qui a trouvé son expression la plus remarquable dans l’Actus Tragicus composé par Johann Sebastian Bach vers 1707 (BWV 106). Aux citations bibliques choisies en fonction du thème viennent s’ajouter quelques textes de cantiques, voir les cantiques avec leur mélodie. Chez Bach et Telemann ces éléments évoluent autour de la thématique centrale à l’époque baroque, de la « mort et de l’éternité ». Les deux cantates sont qualifiées l’une et l’autre d’Actus,  et possèdent en outre un accompagnement instrumental de flûtes à bec et de violes de gambe. Elles partagent cette instrumentation – résolument emblématique – avec de nombreuses cantates et concertos spirituels de même contenu sémantique. Certes les qualités musicales et artistiques des deux œuvres sont bien différentes. Le Trauer-Actus de Telemann est d’une facture bien plus simple – quoique fort harmonieuse et fort plaisante- que l’œuvre de jeunesse de Bach, déjà marquée par le génie du compositeur. (Wolfram Steude – Traduction Chrstian Meyer)

La cantate funèbre « Du aber, Daniel, gehe hin » TWV 04 :17 (Quant à toi, Daniel, va jusqu’à la fin) est conservée dans une copie de Jakob Ditmar, cantor de l’église Saint Nicolas de Berlin. Cette copie fait partie de la Sing- Akademie de Berlin redevenu accessible depuis peu. Il s’agit d’un chef d’œuvre de la maturité, composé peut-être à Sorau, voire au début du séjour de Telemann à Eisenach (à partir de 1708). On peut supposer que sa transmission par l’intermédiaire d’une plume berlinoise est liée aux deux visites effectuées par Telemann dans la capitale prussienne en 1706 et 1708. Cette œuvre d’une grande beauté mêle des éléments stylistiques de XVIIe siècle à des formes de cantate madrigalesque. (Peter Wolny – Traduction Brigitte Hébert)

Avec son alternance de récitatifs et d’arias da capo, composés à partir de textes madrigalesques, son chœur initial sur texte biblique et son choral conclusif, l’œuvre de Telemann représente la cantate nouveau style. Le texte du chœur initial est tiré du prophète Daniel (Ch12, v13). Pour le chrétien, la mort n’est-elle pas le prélude à la rencontre avec Dieu ?

Le poème madrigalesque de la cantate développe les thèmes chers à la piété luthérienne (mépris du monde, ardent désir de la mort, aspiration confiante à la béatitude éternelle) à partir de la révélation eschatologique faite au voyant des choses à venir : « Mais toi, Daniel, prends ton repos et tu te lèveras pour recevoir ton lot à la fin des temps ».

Samedi 28 mai 2011
Église Saint Julien
Arles

Dimanche 29 mai 2011
Église Saint Joseph
Le Boulbon

Mercredi 1er juin 2011
Église
Saint-Martin-de-Crau

Soprano : Gaëlle VITTUREAU
Alto : Séverine MARAS
Baryton : Antoine SAINT ESPES
Orchestre de l’école de musique de l’ACCM

En collaboration avec le Conservatoire de Musique d’Arles
Direction : Jérôme COTTENCEAU et Florent MAYET

Autour du pianoforte : Josef Haydn & Franz Schubert

« Die drei-und vierstimmigen Gesänge » pour choeur et pianoforte de J. HAYDN
« Gott, der Weltschöpfer », « Gott, im Ungewitter », « An die Sonne » & « Gebet » pour chœur et pianoforte de F. SCHUBERT
Air de la cantate « Arianne à Naxos » de J. HAYDN
Air « O Tunefull Voice » de J. HAYDN
Variations en fa mineur « Sonata un piccolo divertimento » Hob. XVII:6 de J. HAYDN
Sonate en Ré Majeur Hob. XVI: 42 de J. HAYDN

Œuvres de J. Haydn (1732-1809) & de F. Schubert (1797-1828)

1) – Alles hat seine Zeit (J. Haydn) :

« Tout en son temps » : Hob. XXV c.3 – Allegretto –  en Fa majeur  à 4/4 sur un poème « traduit du grec » (Haydn sur l’autographe), sans doute par Johann Arnold Ebert (1723-1795), et paru chez Ramler (source probable de Haydn). « Vis, aime, bois, fais du bruit »,  cette pièce musicale  est un hymne à la vie, l’amour, la boisson,  la joie. (Marc Vignal – « Joseph Haydn » Editions Fayard)

2) – Betrachtung des Todes (J. Haydn):

« Méditation sur la mort » : Hob. XXV b.3 – Andante –  en la mineur à 6/8 sur un poème de Gellert. Le jeune homme espère atteindre l’âge du vieillard, l’homme mûr vivre de nombreuses années, le vieillard au moins encore une, mais aucun d’entre eux ne se rend compte qu’il fait une erreur. (Marc Vignal – « Joseph Haydn » Editions Fayard)

3) – An den Vetter (J. Haydn)

« A mon cousin » : Hob. XXV b.1 – Allegro –  en Sol majeur à 2/4 sur un poème de Christian Felix Weisse tiré de Ramler. Il s’agit ici de faire l’éloge de l’amour et de la folie qui ne font qu’un. (Marc Vignal – « Joseph Haydn » Editions Fayard)

4) – Air tiré de la cantate « Arianne à Naxos » de J. Haydn (Gaëlle  Vitureau: chant / Natalia Cherachova : pianoforte).

« Ah ! je voudrais mourir dans un moment si fatal. Ah ! barbare que j’aime tant… ».

5) – Variations en fa mineur pour pianoforte (« Sonata Un piccolo divertimento »), Hob. XVII:6 de J. Haydn (Natalia Cherachova : pianoforte). Ces variations semblent  avoir été composées en 1793 pour une élève de Mozart, Barbara von Ployer, mais il n’est pas du tout exclu que cette pièce, unique en son genre, représente un hommage à Marianne von Gezinger, morte la même année. Ce sont des variations doubles, peut-être les plus belles que Haydn ait jamais écrites, avec une coda plus longue que d’ordinaire, et d’une grande mélancolie. (Monika Möllering traduit par Robert Jordan  -Decca)

6) – Gott, der Weltschöpfer  (F. Schubert)

« Dieu, le créateur du monde » : D 986 Op. 112 N° 2 – Maestoso –  en Do majeur est sur le plan de l’écriture, d’une démarche homophonique comme il se doit pour un hymne adressé à Dieu et à son sage pouvoir. (Brigitte Massin – « Franz Schubert » Editions Fayard)

7) – Gott im Ungewitter (F. Schubert)

« Dieu dans la tempête »: D 985 Op. 112 N° 1 est une vaste composition en do mineur et en deux parties,  la première (allegro moderato) décrivant la force, la colère et la grandeur de l’Eternel à travers des manifestations naturelles (tonnerre, tempête, tremblement de terre) puis la deuxième (andante con moto) dan laquelle le mortel voit en Dieu, un être qui même s’il paraît en colère, règne vis-à-vis de lui avec une bonté pleins d’égards. (Brigitte Massin – « Franz Schubert » Editions Fayard)

8) – Aus dem Dankliede zu Gott (J. Haydn)

« Chant d’action de grâce à Dieu » : Hob. XXV c.8 – Poco adagio – en Mi bémol  majeur à 2/2,  poème de Gellert. « C’est à toi qu’appartiennent gloire et honneur ». Ce quatuor qui suscita spécialement l’enthousiasme de Zelter, ami de Haydn, et le suivant (voir ci-dessous) relèvent à proprement parler du domaine religieux. A noter le traitement très émouvant des paroles finales « Et ta main m’a toujours protégé ». (Marc Vignal – « Joseph Haydn » Editions Fayard)

9) – Abendlied zu Gott (J. Haydn)

« Chant vespéral à Dieu  » : Hob. XXV c.9 – Poco adagio – en Mi majeur  à 3/4,  poème de Gellert. « Seigneur, Toi qui jusqu’à ce jour m’as donné la vie,  je te prie comme l’enfant ! » Page d’une indicible grandeur, atteignant tant sur le plan musical que spirituel le niveau des dernières messes, de la Création et des Saisons. (Marc Vignal – « Joseph Haydn » Editions Fayard)

10) – Der Augenblick (J. Haydn)

« L’instant » : Hob. XXV c.1 – Poco adagio – en La majeur à 3/4, sur un poème de Johann Nikolaus Götz, tiré du recueil de Ramler. Ici, ce ne sont ni l’ardeur, ni la tendresse, ni la raison, ni les flatteries, ni les soucis, ni les larmes qui procurent la faveur des belles, mais simplement un instant favorable. (Marc Vignal – « Joseph Haydn » Editions Fayard)

11) – Der Greis (J. Haydn)

« Le vieillard » : Hob. XXV c.5 – Molto adagio – en la majeur à 2/2, sur un poème de Johann Wilhelm Ludwig Gleim tiré du recueil de  Ramler. Haydn devait plus tard appliquer à lui-même ce chant, émouvant et magnifique, et en graver les premières notes sur sa carte de visite. Il faut absolument en citer les paroles entièrement « Toute ma force s’en est allée ! Je suis vieux et affaibli ; ne me réconfortent plus ni les plaisanteries, ni le vin. Le rose de mes joues a disparu ! La mort frappe à ma porte ! Sans peur, je lui ouvre. Rendons grâce au ciel ! Toute ma vie ne fut qu’un chant harmonieux. » La mort est évoquée en mineur avec la plus grande précision, et la fin s’épanouit dans une lumière sereine. (Marc Vignal – « Joseph Haydn » Editions Fayard)

12) – Wider den Übermut (J. Haydn)

« Contre l’arrogance » : Hob. XXV c.7 – Poco adagio – en La majeur à 3/4, sur un poème de Gellert. « Les biens immérités dont je jouis, je les tiens de Dieu : qu’Il me garde de la présomption ». (Marc Vignal – « Joseph Haydn » Editions Fayard)

13) – O Tuneful Voice (Gaëlle Vitureau : chant / Natalia Cherachova : pianoforte)

« O voix harmonieuse » : Hob. XXVI /42. Un chef d’œuvre, un chant d’adieu qui  fait l’éloge de la voix, celle de l’être aimé qui ne résonne plus dans le cœur de celui de qui y aspire, l’éloge aussi du regard de l’absent qui doit encore briller pour illuminer les jours. Mélodie extrêmement chantante, comme le poème y invite, souple, d’une relative simplicité, elle ressasse une idée fixe par répétition des motifs et de paroles. Sur de fréquentes pédales, l’harmonie modifie sans cesse l’éclairage par des retards, des emprunts, des enchaînements napolitains, des modulations inattendues ; mais les figures pianistiques, se limitant à un continuum d’accords brisés et battus en triolets, sont ici beaucoup plus élémentaires et en nombre bien  moins grand qu’à l’accoutumé : l’œuvre y trouve une unité et une concentration qui tournent à l’obsession. De toute la musique vocale de Haydn, cette page est sans doute, celle qui annonce le plus le lied romantique allemand. (Guide de la mélodie et du lied – Editions Fayard)

14) – Sonate en Ré Majeur pour pianoforte  Hob. XVI: 42 de J. Haydn (ca1782) dédiée à la Princesse Marie Esterhazy (Natalia Cherachova : pianoforte) : cette sonate oppose à un Andante con espressione varié, un final (Vivace assai) qu’il n’est guère possible de classer selon les formes habituelles : il expose un thème de huit mesures, déjà annoncé dans le premier mouvement, puis le développe de façon très originale, au moyen de procédés contrapuntiques, tout en sauvegardant la légèreté d’un rondo final classique. (Commentaire de Monika Möllering traduit par Robert Jordan)

15) – Die Harmonie in der Ehe (J. Haydn)

« L’harmonie dans le mariage » : Hob. XXV c.2 – Allegretto – en Si bémol majeur à 4/4, sur un poème de Götz tiré du recueil de Ramler. Page plaisante et ironique chantant une harmonie conjugale que Haydn, personnellement, n’avait jamais pu apprécier. (Marc Vignal – « Joseph Haydn » Editions Fayard)

16) – Warnung (J. Haydn)

« Mise en garde » : Hob. XXV c.6 – Andante –  en Si bémol majeur sur un ancien poème grec traduit par Friedrich von Hagedorn, tiré du recueil de Schrämbl. « Ami, sois sur tes gardes, des scorpions se glissent sous un caillou, et dans l’obscurité se cachent souvent l’imposture et la ruse ». (Marc Vignal – « Joseph Haydn » Editions Fayard)

17) – Die Beredsamkeit (J. Haydn)

« Léloquence » : Hob. XXV c.4 – Allegretto – en Si bémol à 4/4, sur un poème de Lessing tiré du recueil de Ramler. L’eau rend muet, comme le montrent les poissons, le vin rend éloquent, quels orateurs ne devenons-nous pas quand le vin du Rhin coule par notre bouche ! A la fin de cette page vive et spirituelle, le mot « stumm » (muet) est murmuré à la limite de l’inaudible. (Marc Vignal – « Joseph Haydn » Editions Fayard)

Printemps 2010 dans le cadre de la saison musicale de Solliès-Ville

et

Samedi 6 novembre 2010
Temple Grignan
Marseille

Dimanche 7 novembre 2010
Église Saint Julien
Arles

Samedi 13 novembre 2010
Chapelle des Oblats
Aix-en-Provence

Dimanche 14 novembre 2010
Église Saint André
Meyrargues

Gaëlle Vitureau : soliste soprano
Natalia Cherachova : pianoforte

Cantate Actus Tragicus BWV 106 et Motets – JS Bach

Cantate BWV 106 dite « Actus Tragicus » – « Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit »

Motets :

« Lobet den Herrn, alle Heiden » – BWV 230
« O Jesu Christ, meins Lebens Licht » – BWV 118 b
« Jesu, meine Freude » – BWV 227

Pas d’informations

Vendredi 27 novembre 2009
Eglise Saint-Esprit
Aix-en-Provence

Samedi 28 novembre 2009
Temple Réformé
Arles

Dimanche 29 novembre 2009
Eglise Saint-André
Meyrargues

Soprano : Gaëlle Vitureau
Alto : Ewa Adamusinska
Ténor : François Rougier
Basse : Raphaël Marbaud

Motets à double chœur (JS. Bach, JH. Schein et H. Schütz)

Motets tirés de « Israelis Brünnlein » de J. H. Schein (1586-1630)

« O Herr, ich bin dein Knecht »
« Freue dich des Weibes deiner Jugend »

H. Schütz (1585-1672)

« Die mit Tränen säen » SWV 378
« So fahr ich hin zu Jesu Christ » SWV 379

J.S. Bach (1685-1750)

Motets à double chœur
« Singet dem Herrn ein neues Lied » BWV 225
« Fürchte dich nicht, ich bin bei dir » BWV 228
« Der Geist hilft unser Schwachheit auf » BWV 226

Motet à cinq voix
« Jesu, meine Freude » BWV 227

Programme réalisé en collaboration avec l’Ensemble Vocal Hymnis
Direction : Bénédicte Pereira

Samedi 13 juin 2009
Eglise du Sacré-Coeur
Aix-en-Provence

Dimanche 14 juin 2009
Eglise Saint-Laurent
Marseille

Autour du Requiem de Gabriel Fauré

  • Requiem Op. 48 de Gabriel Fauré (1845 – 1924) pour soli, chœur et orchestre de chambre
  • Cantique de Jean Racine Op 11, de Gabriel Fauré pour orgue et chœur
  • Messe de Requiem, de Jehan Alain (1911 – 1940)
  • Quatre Motets sur des thèmes grégoriens Op 10 & le « Notre Père » de Maurice Duruflé (1902 – 1986)
  • « O sacrum convivium » d’Olivier Messiaen (1908 – 1992)
Ce programme a été inscrit dans la programmation du « Festival de Musique de Chambre de Martigues » en juillet 2008

AFFICHE 2008 120 X 176

Samedi 8 mars 2008
Eglise du Sacré-Coeur
Aix-en-Provence

Dimanche 9 mars 2008
Eglise Notre-Dame-du-Mont
Marseille

Samedi 29 juin 2008
Eglise de la Madeleine
Martigues
Dans le cadre du XXIème Festival de Musique de Chambre

Orchestre des Jeunes de Provence

Soprano : Gaëlle Vitureau
Basse : Luc Coadou
Orgue : Stéphane Rigat

Au delà des forêts

Œuvres a cappella

  • « Patkoeknal », « Tabortüznel », « Szeged felöl » de Lajos BARDOS (1899-1986)
  • « Öregek », « Esti Dal » de Zoltan KODALY (1882-1967)
  • « Bujdoso », « Magany », « Papaïne », « Haj, Ifjusag » de Gyorgy LIGETI (1923 – 2006)
  • « Quatre chants populaires slovaques » de Belà BARTOK (1881-1945)

…. et instrumentales avec le Trio à cordes ARDEAL (Christiane ILDEVERT : contrebasse et
chant – Philippe FRANCESCHI : bratsch et clarinette – Patrice GABET : violon)

Musiques populaires et savantes de Hongrie et de Transylvanie

En collaboration avec le Trio Ardeal

Samedi 2 décembre 2006
Chapelle des Oblats
Aix-en-Provence

Dimanche 3 décembre 2006
Eglise Saint André
Meyrargues

Cantates et Motets de Johann Sebastian Bach

Cantate BWV 39 « Brich dem hungrigen dein Brot »,
Cantate BWV 131 « Aus der Tiefen rufe ich, Herr, zu dir »
Motet BWV 227 « Jesu, meine Freude »

En collaboration avec le Département de Musique Ancienne du Conservatoire d’Aix-en-Provence

Cantate BWV 39 « Brich dem Hungrigen dein Brot »

Introduite par deux versets extraits de l’Ancien Testament (Esaïe 58, 7-8), dont le premier recense les devoirs du croyant envers son prochain et le second indique les bénédictions qui en découlent, la 1ère partie de la cantate développe l’idée que tout ce que nous croyons nôtre vient de Dieu et que nous n’en possédons que l’usufruit. La dette que nous avons à son égard ne peut être effacée que par la miséricorde envers notre prochain. C’est elle qui nous vaudra la félicité dans l’au-delà.

La 2ème partie s’ouvre par une citation du Nouveau Testament (Hébr. 13, 16), une exhortation à la bienfaisance et la libéralité et se poursuit par l’expression de la reconnaissance pour les dons reçus (air No 5), la promesse de consacrer son esprit à Dieu, d’exercer la miséricorde et la prière d’être traité de la même façon (récitatif No 6), tandis que la strophe de choral final reprend une dernière fois les conditions à remplir pour parvenir à la félicité (Guide de la Musique Sacrée p.47 ed. Fayard)

Motet BWV 227 « Jesu, meine Freude »

Un équilibre parfait caractérise ce gigantesque motet funèbre à 5 voix en mi mineur. La merveilleuse construction provient de l’alternance des strophes du choral de Johann Franck et des versets de l’Epitre de St Paul ainsi que du plan formé par la réalisation musicale de chaque partie. On y distingue 11 sections au centre desquelles trône une fugue (No VI), le tout étant cerné par les strophes extrêmes du choral simplement harmonisé (Guide de la Musique Sacrée p.124 ed. Fayard)

Air de soprano extrait de la Passion selon Saint Jean BWV 245

Cet air tripartite (3/8, sib majeur) s’ornemente d’une partie de flûte. Ses guirlandes en doubles croches illustrent le cheminement heureux du croyant (Guide de la Musique Sacrée p.144 Fayard)

Cantate BWV 131 « Aus der Tiefen rufe ich, Herr, zu dir » 

C’est sans autre preuve que l’on attribue la facture du livret à G.C. Eilmar, défenseur de l’orthodoxie luthérienne. La poésie combine le psaume De Profundis clamavi  et l’hymne de Carême Herr jesu Christ, du höchstes Gut de B. Ringwaldt ; le tout nous donne un texte de pénitence. Sa destination est incertaine mais il n’est pas exclu qu’elle ait été composée pour commémorer le terrible incendie qui ravagea une bonne partie de Mülhausen le 30 mai 1707 (Guide de la Musique Sacrée p.88 ed. Fayard)

Samedi 17 juin 2006
Chapelle des Oblats
Aix-en-Provence

Dimanche 18 juin 2006
Eglise
Cucuron (84)

Orchestre du Département de Musique Ancienne du Conservatoire d’Aix-en-Provence

Sopranos : Lucile Pessey, Karine Ayrault
Alto : Naira Zagharian
Ténor : Thierry Denante
Basse : Jean Leprêtre

A Ceremony of Carols de Benjamin Britten et autres chants de Noël

« A Ceremony of Carols » Op. 28 de B. BRITTEN (1913-1976)
« O magnum mysterium » de T. L. de VICTORIA (c.1549-1611)
« O magnum mysterium » de W. BYRD (1542-1623)
« The Lamb » de J. TAVENER (1944-2013)
« O beatum et sacro sanctum diem » de P. PHILIPS (1560-1628)

Noëls anglais

« A Ceremony of Carols » Op. 28 de B. BRITTEN (1913-1976)
« A boy was born » (Un garçon est né) de B. BRITTEN (1913-1976)
« St. Godric’s Hymn » (Prière de St Godric) de B. BRITTEN (1913-1976)
« Sweet was the song » (Douce était la chanson) de B. BRITTEN (1913-1976)
« Hymn to the Virgin» (Hymne à la Vierge) de B BRITTEN. (1913-1976)
« New Prince, New Pomp » (Nouveau Prince, Nouvelle Pompe) de B. BRITTEN (1913-1976)
« Y if ic of luve can » (Si je connais l’amour) de B. BRITTEN (1913-1976)
« Ye that pasen by » (Vous qui passez) de B. BRITTEN (1913-1976)
« Lully, lulla, thou little tiny child » (Dors bien mon tout petit enfant) de K. LEIGHTON
« On Christmas day » (Jour de Noël) R.D. BENNETT
« The Lamb » de J. TAVENER (*1944)
« Deck the hall » (Parez la grande salle) D. WILLCOCKS

Programme repris lors des saisons 2008 et 2015

FlyerNoel2015Mail  Affiche No anglais

Jean Absil (1893 -1974)

Colindas composé en 1955, regroupe des chants de Noël tirés du folklore roumain. La naïveté des textes côtoie celle des motifs musicaux, annonçant joyeusement dans les campagnes la venue de Noël et décrivant par ailleurs de petits tableaux riches et variés.

Jérôme Cottenceau

André Caplet (1878 – 1925)

La Messe à trois voix dite « des petits de Saint-Eustache- la- Forêt », pour voix de femmes ou voix égales, fut composée en cette localité entre juin 1919 et avril 1920. Créée sous la direction de l’auteur le 13 juin 1922 en la Sainte Chapelle de Paris, cette unique Messe de Caplet parut simultanément en deux versions (Paris, Durand, 1920. La première ne requiert qu’un chœur a cappella ; la seconde propose une instrumentation de soutien réduite à la stricte fonction de doublure. L’épigraphe tirée du Psaume XVIII (« Dans le soleil j’ai posé ma tente ») révèle l’esprit serein et contemplatif de l’œuvre, qui comprend successivement : Kyrie eleison, Gloria, in excelsis Deo, Sanctus, Agnus Dei, O Salutaris.

Parfaitement équilibrée, la polyphonie s’allège dans des passages à une ou deux voix (Kyrie, Gloria, Agnus Dei). Le contrepoint varié et soutenu, animé par les mouvements contraires et les entrées en imitations, s’intègre à une texture verticale qui, par ses enchaînements de quintes et de quartes parallèles puise aux sources de la polyphonie primitive. L’harmonie tonale fonctionnelle s’efface devant « une harmonie de couleurs », empreinte de modalité (seconde moitié du Gloria dans le mode de ré) ou par le pentatonisme des motifs mélodiques (Kyrie, Sanctus). Sans jamais utiliser des valeurs inférieures à la croche, le rythme est assoupli par la grande variété de tempi et les nombreux déplacements d’accents. D’amples respirations délimitent des phrases mélismatiques, dans le Kyrie et l’Agnus Dei, lesquels par leur fluidité et leur diatonisme évoquent la cantilène grégorienne. A des fins expressives, le compositeur recourt à un figuralisme discret.

Caplet souhaitait qu’on chante sa Messe « au mois de mai, quand l’église est pleine de soleil et que les fleurs rayonnent ». Il préférait un chœur nombreux « afin d’obtenir, non pas beaucoup d’ampleur dans les forte, mais surtout la plus onctueuse sonorité dans les passages en douceurs ». D’esprit franciscain, en marge de l’esthétique chère aux maîtres de chapelle contemporains, la Messe à trois voix suit les préceptes du Motu proprio de 1903 quand elle allie avec bonheur archaïsme et modernité.

Cl. Hautenauve dans « Dictionnaire des œuvres de l’ART VOCAL » Bordas Page 1258.

Noël vaut bien une messe, même si celle que nous avons choisi – Messe dite des Petits de Saint Eustache-la-Forêt d’André Caplet- est destinée à être chantée comme le souhaitait son auteur, au mois de mai (mois de Marie) « dans une église inondée de soleil ».
Cependant de par son caractère tendre et joyeux, son effectif à trois voix égales, ses emprunts au chant grégorien – composantes que l’on retrouve aussi dans les Ceremony of Carols de Britten – il nous a semblé intéressant de l’inscrire à ce programme.

Jérôme Cottenceau

Benjamin Britten (1913 – 1976)

Sweet was the song the Virgin sung (comme il était doux le chant de la Vierge), écrit le 13 janvier 1931 (et dont Britten a trouvé le texte dans un recueil de chants de Noël que sa sœur Barbara lui avait offert en Novembre 1930) est baigné d’une suave douceur. La mélodie, simple et chaude, est une berceuse pour voix de mezzo, soutenue presque en catimini par chœur d’enfants (ici de femmes) qui semble s’enfoncer dans un sommeil extatique et répétant « Lullaby » (berceuse), dont bientôt seules les deux premières syllabes restent perceptibles.

Xavier de Gaulle dans « Benjamin Britten ou l’impossible quiétude » Actes Sud Pages 62-63. 6

A Ceremony of Carols, cycle des chants de Noël , pour chœur d’enfants, est créé le 5 décembre 1942 à Norwich Castle mais, singulièrement, par un chœur de femmes. Britten l’enregistrera néanmoins sous sa forme originale en 1958 et c’est aujourd’hui encore une des œuvres les plus prisées des diverses chorales anglaises. Sans doute l’est-elle aussi à cause de la grande simplicité et du grand dépouillement de son style. On y retrouve magnifié, l’hymne à la pureté enfantine qui traverse toute l’œuvre du compositeur. L’accompagnement féérique de la harpe, dans les mélodies centrales, participe de ce climat angélique. Ces pages très attachantes ne sont pas de la même élévation d’inspiration que la plupart des œuvres qui les entourent, mais leur popularité est extrême. Elles constituent en fait une remarquable introduction aux œuvres autrement complexes et riches que sont A boy was born et Hymn to St. Cecilia.

A Ceremony of Carols est composé de douze sections : une hymne antiphonique en la éolien, Hodie, encadre l’œuvre et Britten l’intitule respectivement Procession et Recession(N°1) (on retrouve le principe de la procession qui s’avance et s’éloigne). Au centre on trouve un solo de harpe, Interlude (N°7). Les neuf autres sections sont écrites à partir de textes anonymes ou de poèmes de J. Et R Wedderburn, R. Southwelle et W. Cornish, tous du Moyen Âge ou du XVIe siècle. L’hymne initial et final offre, une fois de plus, la cellule thématique des autres sections : elle y est variée, principalement par l’intervalle de tierce, dans There is no rose (N°3) d’une suave tendresse à l’abandon, malgré la pulsation marquée de la harpe, aves ses alléluias à peine murmurés dans un climat de confiance et d’apaisement ; That yongë child (N°4a) , pour sopraniste et harpe, éthéré jusqu’à l’impalpable et A Dew in Aprille (N°5) qui baigne dans la plus grande insouciance. La joie irradie dans l’appel enthousiaste de Wolcum Yole ! (N°2), sans le plus légère ombre, et contraste avec le chant esseulé de That yongë child (N°4a) et la simple déploration fragile de Balulalow (N°4b). Mais c’est bien avec This little Babe que nous tenons le cœur poétique de l’ouvrage : son entrée hétérophonique s’achève dans un canon resserré, à la dernière strophe, avant de céder la place à un Interlude Pastoral (N°7) de la harpe seule, d’une poésie magique que seuls certains passages du Midsummer Night’s Dream de 1961 sauront reproduire. La rythmique de la harpe n’a ici plus rien de décoratif : elle traduit toute l’urgence de la menace qui ne cesse de planer sur l’enfant. In freezing winter night (N°8) brille d’une lumière glacée et pure : introduit par les tremolendo de la harpe, il laisse voir un paysage désolé, où les voix se galvanisent les unes les autres jusqu’à ce que la chaleur les gagne et que les deux solistes puissent rétablir la confiance. Le duo du Spring of carol (N°9 ) affirme le retour bienfaisant du ré majeur et conduit au Deo gracias (N°10) final, débordant d’allégresse. L’hymne clôt le cycle dans une joie intemporelle et les voix s’éloignent lentement.

Xavier de Gaulle dans « Benjamin Britten ou l’impossible quiétude » Actes Sud Pages 138- 139.

Samedi 10 décembre 2005
Chapelle des Oblats
Aix-en-Provence

Dimanche 11 décembre 2005
Eglise Saint-André
Meyrargues


Vendredi 28 novembre 2008
Temple Grignan
Marseille

Samedi 29 novembre 2008
Chapelle des Oblats
Aix-en-Provence

Dimanche 30 novembre 2008
Eglise Saint André
Meyrargues


Samedi 5 décembre 2015
Chapelle des Oblats
Aix-en-Provence

Dimanche 6 décembre 2015
Eglise Saint-André
Meyrargues

Sur les routes du Danube

Œuvres a cappella

  • « Patoeknal » , « Tabortüznel », « Szeged felöl » de L BARDOS (1899-1986)
  • « Öregek » de Z. KODALY (1882-1967)
  • « Bujdoso », « Magany », « Papaine », « Haj, ifjusag » de G. LIGETI (*1923)

Oeuvres accompagnées au piano

  • « Zigeunerleben » de R. SCHUMANN (1810-1856)
  • « Elégie » de L. JANACEK (1854-1928)
  • « Quatre chants populaires slovaques » de B. BARTOK (1881-1945)
  • « Tavolialom » de L. BARDOS (1899-1986)
  • « Six sonneries Moraves » de A. Dvorak (1841-1904) et L. JANACEK (1854-1928)

MUSIQUES VOCALES DE L’EUROPE CENTRALE
Schumann, Dvorak, Janácek, Kodály, Bartók, Bárdos, Ligeti

« Les Offrandes Musicales » se sont distinguées lors du festival Les Estivales de Gap en 2005 avec
ce programme qui fera l’objet d’une reprise avec le groupe instrumental « Ardeal » (Musiques de
Transylvanie) le 8 août 2006 à Meyrargues (13) et Ansouis (84)

« Sur les routes du Danube… » …

… on rencontre toutes sortes de gens… : ici, une famille qui se prépare à un mariage, des vieux qui attendent la mort, un fugitif, un solitaire ; là, deux amants qui jouent à « je t‛aime, moi non plus », des tziganes sans patrie… Comme tout un chacun, leur vie est semée de petites histoires faites de poésie, de joies et de peines, de danses et de voyages, de rencontres amoureuses…

Qu‛ils s‛appellent Kodaly, Bardos, Ligeti, Bartok Janacek ou Dvorak, ces compositeurs ont tous traité musicalement ces petits faits de la vie quotidienne dont la naïveté n‛est qu‛apparente. Pour ce, et c‛est là leur dénominateur commun, ils se sont très fortement inspirés du répertoire folklorique et populaire de leur pays respectif, chacun l‛intégrant ensuite dans un style très personnel. Par exemple, une oeuvre comme « Magany » de Ligeti, chantée ici en hongrois, nous témoigne de l‛attachement du compositeur aux traditions musicales de son pays d‛origine et de la richesse de son esprit créateur renouvelé dans un langage qui lui appartient.

Lajos Bardos

– PATKOEKNAL – Chez la famille Patko
Le mariage des uns fait le malheur des autres… Un jeune homme est quitté par son amie, qui se prépare à en épouser un autre…

– TABORTÜZNEL – Au feu de camp
Autour du feu de camp, quelques amis savourent la tombée de la nuit… Au loin les cloches du village sonnent…

– SZEGED FELÖL – Depuis Szeged
I- Une jeune fille délaissée par son ami ne se soucie guère de l‛orage qui la menace…
II- Unejeunemariéerencontrefortuitementsonancienamiattristé…
III – Scène burlesque dans un jardin ; un mari court après sa femme qui ne veut pas lui donner de gâteau ! Ils finissent par s‛embrasser au milieu du jardin.
IV – Elle ne l‛a pas choisi comme mari, mais après réflexion, sans mariage, la vie est plus légère !

– TAVOLI ALOM
La nuit se retire, le vent est frais, le temps passe, les parfums du matin affleurent… Les souvenirs restent, que seule l‛évocation de l‛être aimé peut adoucir.

Zoltan Kodaly

– ÖREGEK – Les vieux
Cinq strophes morbides et violentes sur la solitude, l‛inutilité de ces vieux qui sont notre mauvaise conscience. Weörös est capable du ton le plus léger et des mots les plus durs. Kodaly choisit la pudeur et la modestie face à ce texte qui parle assez par lui-même. Dans la rue, on salue les vieux d‛un ton faussement déférent, voire ironique ; la vie, les saisons qui passent, la présence des enfants rendent plus douloureux encore leur état misérable.

György Ligeti

– BUJDOSO – Le fugitif
Un fugitif est obligé de délaisser sa bien-aimée car il est poursuivi par les autorités de son pays…

– MAGANY – Solitude
Avant de mourir d‛amour, un solitaire rêve de sa bien-aimée…

– PAPAINE – La veuve Papai
Neuf brigands poignardent une veuve malgré son hospitalité bienveillante et ses ultimes supplications déchirantes.

– HAJ, IFJUSAG ! – Ah, la jeunesse !
« Suis-moi, je te fuis. Fuis-moi, je te suis » ! Un jeune homme volage n‛arrive pas à se décider parmi des jolies filles. Elles le taquinent, il esquive leurs questions en prétextant un chat dans la gorge !

Robert Schumann

– ZIGEUNERLEBEN – La vie des tziganes
Auprès du feu de camp se prépare le repas. On danse, on joue de la musique, on proclame des formules magiques, on rêve encore et toujours de la patrie perdue… Au petit matin, les tziganes s‛en vont de nouveau, mais qui dira où ?

Leos Janacek

– ELEGIE
Ecrite pour chœur , ténor solo (ici, soprano) et piano, cette élégie décrit le repos de la fille du compositeur, Olga, sur son lit de mort, décédée à l‛âge de vingt et un ans.

Bela Bartok

– QUATRE CHANTS POPULAIRES SLOVAQUES
Composées en 1917 et créées la même année à Budapest, ces chansons traitent des scènes vivantes de la vie paysanne avec, successivement, « Chanson de noces », « Chant de fenaison », « Manger, boire », et « Air de danse ». Ecrites pour chœur mixte, elles sont conçues avec accompagnement de piano, ce dernier se chargeant de soutenir ou d‛introduire le chant. Quant à l‛écriture chorale, elle alterne voix de femmes et chœur mixte dans le premier (conseil de la mère à la future mariée) et oscille souvent entre voix à l‛unisson/octave et une texture plus polyphonique (Fayard – La musique sacrée et chorale profane de 1750 à nos jours)

I- Une mère demande à sa fille de s‛exiler contre son gré pour suivre un mauvais mari.
II- Après une journée de labeur dans les champs, on savoure le repos à la tombée de la nuit…
III – Manger et boire… ou comment oublier sa solitude !
IV – Dansons et jouons au son de la cornemuse, faite avec la peau d‛une chèvre qui a eu un jour le malheur de s‛égarer. Certes elle ne peut plus caracoler, mais la cornemuse fait maintenant danser les gens !

Antonin Dvorak / Leos Janacek

– SIX SONNERIES MORAVES
Entre 1875 et 1877, Dvorak composa trois séries de chants à deux voix sur des textes de chansons moraves, avec accompagnement de piano. L‛une, op. 20, pour soprano et ténor ; les deux autres, op. 32 et op. 38, pour soprano et alto. Ce sont des oeuvres de circonstance, écrites pour les concerts privés qu‛organisa Jan Neff, ami et bienfaiteur de Dvorak. Pourtant, elles jaillissent avec la plus grande spontanéité, fraîches et enjouées, kaléidoscopes colorés, de la tradition populaire. Comme Kodaly et Bartok dans leurs harmonisations de chansons populaires hongroises, Dvorak sait trouver une écriture savante et subtile qui conserve à ces pièces un étonnant parfum populaire, une saveur simple et inexplicable.

Dimanche 22 mai 2005
Eglise Saint-André
Meyrargues

Samedi 4 juin 2005
Dimanche 5 juin 2005
Chapelle des Oblats
Aix-en-Provence

Piano : Philippe Reymond

Histoires Sacrées

« Jephte » de G. CARISSIMI (1605-1674)

« Cinquième Méditation pour le Carême » et « Le Reniement de Saint Pierre »
de M.A. CHARPENTIER (v.1645-1704)

Ce programme a fait l’objet d’une mise en espace et a été inscrit dans la programmation des festivals Durance-Luberon (Silvacane et Lourmarin) et Saint-Pons (Gémenos) pour la saison d’été 2004.

Marc-Antoine Charpentier ( 1643-1704 )

Transfige dulcissime Jesu

Ce motet chanté à l’élévation, est emprunt d’une dévotion plutôt intimiste. Comme ses contemporains, Charpentier a composé un grand nombre de motets d’élévation prenant place pendant la messe entre le Sanctus et le Benedictus. Cependant nous ignorons pour quel type d’office celui-ci fut composé ; par ailleurs l’auteur du texte n’a pas pu être identifié. Malgré son exceptionnelle longueur, le Transfige dulcissime Jesu écrit  pour 5 voix et basse continue conserve néanmoins un aspect recueilli, tendre et même sensuel par certains côtés…

Cinquième Méditation pour le Carême

Les Méditations pour le Carême ont été conservés grâce à la vigilance de Sébastien de Brossard qui les considérait comme « excellentes ». Au nombre de dix, ce sont de petites pièces formant une sorte de scénographie de la passion du Christ. Chaque méditation se présente comme un tableau ayant pour objet d’aider les fidèles à se recueillir et à méditer, précisément. La cinquième nous amène à un condensé du Reniement de Saint-Pierre. Comme il se doit en pareil temps de pénitence, l’écriture frappe ici par sa sobriété: seulement trois voix d’hommes et la basse continue qui font entendre dans les dernières mesures des accents déchirants, une harmonie tourmentée, nous plongeant dans une émotion incandescente.

Le Reniement de Saint Pierre

Le Reniement de Saint-Pierre est parvenu jusqu’à nous grâce à une copie recueillie par Sébastien de Brossard qui présente ainsi la pièce dans son Catalogue des livres de musique : « C’est une histoire ou un oratorio à l’italienne du Reniement de Saint-Pierre » . Le texte est essentiellement tiré de l’Evangile selon Saint Matthieu avec quelques emprunts aux autres Evangiles. Cette fidélité à l’Ecriture Sainte s’accompagne d’une extrême économie de moyens : seulement cinq voix et une basse continue. Le style récitatif est amplement sollicité tant dans les passages solistes que dans les chœurs parfois enrichis de figuralismes visant à mettre en valeur certains mots. Seule la dernière intervention de Jésus (« Converte Petre ») revêt un caractère plus mélodique. Dans cette pièce, les ensembles sont particulièrement remarquables et efficaces sur le plan dramatique : ainsi le « Non te negabimus » avec son jeu rapide de répétitions sur « non » et le quatuor « Nonne tu Galileus es ? » ; ici Pierre se défend avec véhémence contre les accusations des autres personnages. Mais l’émotion la plus intense émane du dernier chœur où la douleur de Pierre s’épanche en ce « Flevit amare » ( il pleura amèrement ) longuement répété et souligné par de splendides et déchirantes dissonnances. (Catherine Cessac « Marc-Antoine Charpentier » édition Fayard 1988)

Giacomo Carissimi ( 1605-1674 )

Jephte

L’oratorio « Jephte » est composé à partir d’un livret tiré du Livre des Juges, et fut probablement crée vers 1650. Cette pièce se déroule en trois « actes » décrivant successivement un combat, le retour glorieux du héros, et sa douleur de devoir sacrifier sa fille unique en holocauste.

Jephte, général israélite, promet avant le combat contre les Fils d’Ammon de sacrifier en cas de victoire la première personne qui sortira de sa maison à son retour. Le combat est illustré par les trompettes (« Et clangebant »), ainsi que par l’air de basse « Fugite » repris par le chœur. Les Ammonites pleurent leur défaite (« Et ululantes »), après quoi Jephte, de retour parmi les siens, voit sa fille unique sortir de sa maison et l’accueillir en chantant l’air « Incipite in tympanis », sur lequel s’enchaîne un duo de louanges (« Hymnum cantemus »). Jephte réalise alors son malheur et clame son désespoir dans (« Heu filia mea »). Suit un duo entre le guerrier et sa fille qui accepte son sort et lui demande la permission, avant de mourir, d’aller pleurer sa virginité dans les montagnes en compagnie de ses amies   (« Plorate colles »). L’oratorio s’achève par un chœur dans lequel le peuple chante longuement sa douleur « Plorate filii Israel ». (Collection Bordas-Marc Honegger Paul Prevost )

Eté 2004

Festival Durance-Luberon
Silvacane et Lourmarin

Festival de Saint-Pons
Gémenos

Le Motet en Europe

« Domine, ne in furore tuo », « Christe, adoramus te », « Cantate Domino »,
« Adoramus te » ce C. MONTEVERDI (1567-1643)

« Herr, auf dich traue ich » SWV 377, « Die mitTränensäen » SWV 378,
« So fahr ich hin zu Jesu Christ » SWV 379 de H. SCHÜTZ (1585-1672)

« Remember not, Lord, our offences » Z.50, « Lord, how long wilt thou be angry ? » Z.25,
« Jehova, quam multi sunt hostes mei » Z.135 de H. PURCELL (1659-1695)

« Transfige, dulcissime Jesu » H.251 de M.A. CHARPENTIER (v.1645-1704)

« Jesu, meine Freude » BWV 227, « Lobet den Herrn, alleHeiden » BWV 230 de J-S. BACH
(1685-1750)

Pas d'informations

Saison 2002-2003

Reprises :

  • 2004 dans le cadre du Festival « Mars en baroque »,

  • 2005 dans le cadre des « Musicales du Luberon »

  • 2005 au Festival de Musique de Martigues

Chansons en balade

les « Trois Chansons de Charles d’Orléans » de C. DEBUSSY (1862-1918)
« Trois Chansons » de M. RAVEL (1875-1937)
« Quatrains Valaisans » de D. MILHAUD (1892-1974)
« Six Chansons » de P. HINDEMITH (1895-1963)
« Bestiaire » et « Alcool » de J. ABSIL (1893-1974)
« Pilons l’orge », « C’est la petit’ fill’ du prince », « Margoton va t’a l’iau » de F. POULENC (1899-1963)
« Calme des nuits » Op.68 Nr.1 et « Les Fleurs et les arbres Op. 68 N° 2 C. SAINT SAËNS (1835-1921)
« Bonjour mon coeur », « La nuit froide et sombre » de R. de Lassus (v.1532-1594)
« Vous perdez temps... » de CL. DE SERMISY (v.1495-1562)
« Mille regrets de vous abandonner » de J. DES PRES (v.1440-1521 ?)
« Mignonne, allons voir si la rose » de G. DE COSTELEY (1531-1606)
« Quel monstre vois-je là... » de P. De L’ESTOCART (1540?-1591)
« Un doux regard» de L. Meigret (1510 ?-1560 ?)

Musique vocale française a cappella

L’ensemble vocal « Les Offrandes Musicales » se propose de décliner, au gré des sujets abordés, plusieurs aspects de la chanson, nourrie le plus souvent par des textes poétiques d’une grande richesse; ce genre musical a inspiré de nombreux compositeurs de la Renaissance tels que Josquin des Prés, Clément Janequin, Claudin de Sermisy, Guillaume Costeley, etc.

Bien que la chanson soit un genre spécifique à cette période de l’histoire musicale, elle n’en connaît pas moins un regain d’intérêt auprès des compositeurs du XXème siècle : Claude Debussy, Maurice Ravel, Darius Milhaud, Jean Absil, Francis Poulenc, etc. ont revendiqué, à travers leurs oeuvres vocales a cappella, l’héritage conscient des chansons françaises de la Renaissance, en retrouvant d’instinct et dans leur propre style l’esprit musical et poétique de cette époque.

Outre la variété de la polyphonie (de 2 à 8 voix), outre les types d’écritures variés (homophonie, contrepoint, canon), la diversité des chansons vient aussi et surtout des textes ; ils peuvent être bucoliques, galants, élégiaques, pessimistes, contemplatifs, descriptifs, parodiques, etc.

C’est la raison pour laquelle « Les Offrandes Musicales » ont décidé pour ce concert de lire et donc de mettre en miroir des textes de Charles d’Orléans, Joachim du Bellay, Antoine de la Roche Chandieu, Pierre de Ronsard, Jean Antoine de Baïf, Clément Marot, Henri de Régnier, Arthur Rimbaud, Stéphane Mallarmé, Guillaume Apollinaire, Robert Desnos, Maurice Carême etc., afin de présenter ou de ponctuer certaines pièces vocales par leur thème correspondant.

Samedi 13 décembre 2003
Espace Bloch
Château de Lauris

Dimanche 14 décembre 2003
Eglise Saint-André
Meyrargues

Reprises lors des saisons 2004 et 2014